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lettre d'information

Béatrice Mésini

Géographe, politologue, chargée de recherche au CNRS UMR Telemme-Aix-Marseille Université, Béatrice Mésini a notamment publié :
- « Quelle reconnaissance de l’habitat léger, mobile et éphémère », Habiter le temporaire, Techniques & Culture, n°56, 1er semestre, p. 148-165.
- 
« Du droit dérogatoire à l’habitat « adapté », au droit commun d’habitats légers et mobiles », Regards croisés sur l’habitat léger et mobile, éditions Relier,
 p. 107-117.
- (avec Floriane Bonnafoux), « Résidences légères, mobiles et réversibles : éCohabiter en Ardèche méridionale », Septembre 2013, in L’économie sociale et solidaire aujourd’hui. Valeurs, statuts, projets, dir. P. Glémain et E. Bioteau, Presses Universitaires de Rennes, collection « Économie et Société », à paraître 2014.
(avec Floriane Bonnafoux), « Habitats éphémères et réversibles : transit et transition en Ardèche méridionale », in Habitats non ordinaires et espaces-temps de la mobilité, in Marc Bernardot, Arnaud Le Marchand et Catalina Santana-Bucio (dir.), Bellecombe-en-Bauges, Éditions du croquant, collection TERRA, à paraître 2014.

Elle est coordinatrice avec Anne Cadoret (MCF Telemme) du projet Mobil Hom(m)es du Labemed juin 2013-décembre 2014. Ce projet de recherche pluridisciplinaire (géographie, sociologie, anthropologie, droit, histoire, philosophie, archéologie) explore les formes d’habitats éphémères et les modes d’habiter « polytopique » dans des sociétés composées d’individus mobiles (Stock, 2006). Sous forme rétro-prospective, nous reconsidérons les usages et la plurifonctionnalité des habitats légers et mobiles (caravanes, camions, camping-cars, roulottes, tipis, yourtes, tentes, cabanes, bateaux, squats...), en objectivant les dynamiques politique, sociale, économique et culturelle qui matérialisent leur intemporalité et inscrivent leurs temporalités dans l’espace géographique. Au sein d’une société globale qui promeut la mobilité pour tou(te)s et stigmatise l’assistanat, l’insécurité juridique des implantations renforce la vulnérabilité d’individus à la fois sommés et empêchés de circuler, de stationner et de résider. Les conduites, normes et règles juridiques sont observées sous l’angle de l’incertitude mais aussi de la conflictualité dans la mise en compatibilité de droits-créances et de droits-devoirs : droit au logement, au domicile, à la résidence, à l’intégrité physique versus droit de propriété, droit de l’urbanisme, de l’habitat et de la construction, de l’environnement.